II - Les mécanismes de réduction des pertes de chaleur : Thermogénèse (ou gène de la thermolyse)

 

En pays tempéré ou froid, les espèces à température centrale constante sont bien plus souvent confrontées à la nécessité de limiter leurs pertes de chaleur qu'au problème inverse. On peut mettre en évidence trois types de dispositifs destinés à réduire ces pertes et garder ainsi une température interne élevée et constante :

 1 - Un revêtement de poils (ou de plumes pour les oiseaux). Il permet d'emprisonner une couche d'air qui jouent un rôle d'isolant entre le corps et l'atmosphère externe. Au fil de son évolution l'homme a presque totalement perdu le revêtement de poils de ses ancêtres. L'homme remplace l'absence de fourrure naturelle par des vêtements. Ce qui semble être un handicap s'est finalement révélé être un avantage car il est aisé d'adapter la nature des vêtements aux conditions de température rencontrées.

 2 - Un revêtement sous-cutané de tissu adipeux. D'importance variable selon les individus, le tissus adipeux est très bon isolant thermique en ambiance froide. Mais à l'inverse les individus obèses supportent mal la chaleur et l'exercice physique car leur tissu adipeux abondant ne leur permet pas toujours de dissiper efficacement le flux d'énergie thermique produit par leur organisme.

 3 - Des dispositifs circulatoires adaptés. Un des rôles du sang est de distribuer dans tout le corps la chaleur produite par les divers tissus (en particulier le foie et les muscles). Il permet donc d'uniformiser la température de l'organisme. Mais dans une ambiance froide il est évident qu'en circulant au niveau de la peau le sang cède de la chaleur vers l'extérieur. Cette déperdition doit donc être limitée pour éviter un refroidissement excessif. Les artérioles cutanées ont un diamètre qui diminue sous l'action du système nerveux et de certaines hormones (vaso-constriction).

A l'inverse, en ambiance chaude, la vaso-dilatation des capillaires de la peau entraîne un rougissement et le débit sanguin augmente ; les pertes thermiques sont alors plus élevées.